L’Arbre est une des paraboles employées par Allah Le Très-Haut dans Al-Qur’ân. Que signifie-t-elle ?
« N'as-tu pas vu comment Allah propose en parabole une bonne parole pareille à un bel arbre dont la racine est ferme et la ramure s'élançant dans le ciel ? / Il donne à tout instant ses fruits, par la grâce de son Seigneur. Allah propose des paraboles à l'intention des gens afin qu'ils s'exhortent. » (Ibrâhîm. Sûrat 14 – Âyât 24_27)
أَلَمْ تَرَ كَيْفَ ضَرَبَ اللَّهُ مَثَلًا كَلِمَةً طَيِّبَةً كَشَجَرَةٍ طَيِّبَةٍ أَصْلُهَا ثَابِتٌ وَفَرْعُهَا فِي السَّمَاءِ
تُؤْتِي أُكُلَهَا كُلَّ حِينٍ بِإِذْنِ رَبِّهَا ۗ وَيَضْرِبُ اللَّهُ الْأَمْثَالَ لِلنَّاسِ لَعَلَّهُمْ يَتَذَكَّرُونَ
Elle représente la Parole d’Unicité (Lâ ilâha illâ Allah) : Celle-ci s’installe dans le cœur, lieu de la Foi, elle s’y ancre, puis s’y développe en se ramifiant. Ses ramifications sont les intentions qui donnent de bonnes œuvres. Or « Les actes ne valent que par les intentions et à chacun selon son intention. »
إِنَّما الأَعْمالُ بِالنَّيّاتِ وَ إِنَّما لِكُلَّامْرِئٍ ما نَوَى…
Plus le cœur aime Allah, sincèrement, plus il se rapproche et comprend.
Comprendre avec le cœur permet de pouvoir accorder le cœur et les œuvres. On comprend ce qui est important, prioritaire et on règle sa vie en conséquence.
Toute personne qui possède un cœur où s’ancre cette parole, portant son véritable sens, s’imprègne de cette teinte d’Allah qui est la plus belle de toutes. Sibghata-Llah…
« Notre Sibgha est la Sibgha d'Allah (l’Islam).
Et quelle Sibgha est meilleure que celle d’Allah ?
Et nous sommes Ses adorateurs. » (Al-Baqara – La Vache. Sûrat 2 – Aya 138)
Alors les membres ne chercheront pas d’autres voies, de même que le cœur ne désirera rien d’autre que le Seul Digne d’être adoré et ne voudra, pour S’en approcher, que viser à Le satisfaire en remplissant pleinement sa mission d’homme sur Terre.
Si ma Foi est un Arbre, alors je vais :
Adorer dans l’intimité ;
Ouvrer pour la Communauté ;
Aider l’Humanité.
Un Muslim qui se détourne des hommes et n’accomplit rien pour les autres n’a pas compris qui il était.
